Assurance voiture temporaire : Les nouveautés de 2018

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2018 se présente comme l’année du renouveau pour le monde de l’assurance et pas seulement pour l’assurance temporaire ! Des taux de cotisations révisés, de nouvelles taxes instaurées, des conditions de résiliations modifiées sur certains contrats, sont autant de changements qui viennent bouleverser le monde de l’assurance en 2018. Quid de ces nouvelles mesures récemment mises en place dans le domaine de l’assurance.

Assurances temporaires : Baisse de tarifs

L’autre nouveauté notable dans le monde de l’assurance pour l’année 2018 est l’augmentation générale des tarifs des assurances de biens. Après une stagnation des tarifs entre 2009 et 2015, les assureurs ont décidé de réviser à la hausse le montant de leurs assurances auto/moto et habitation. Cette hausse des tarifs n’est pas vraiment une surprise puisque la plupart des grandes compagnies d’assurances l’ont déjà annoncé en 2017. Ces hausses ne sont pas très alarmantes, car elle représente entre 2et 3 % de plus pour les assurances auto/moto et entre 1 à 2 % pour les assurances habitation. Cette fourchette peut, certes, varier en fonction du type de contrat souscrit et la compagnie à laquelle le particulier s’adresse, mais les observateurs affirment qu’elle représente bien la réalité des tarifs pour l’année 2018. L’assurance temporaire n’augmentera pas chez nous en 2018 ! Direct temporaires s’engage à baisser les prix sur l’assurance temporaire auto courant 2018…

Cette hausse même si elle est assez minime pèse toujours sur le budget des ménages. Pour garder leur clientèle, les compagnies d’assurances rivalisent d’ingéniosité « pour faire passer aisément la pilule » auprès des particuliers. Certaines réservent cette hausse à leurs seuls nouveaux clients, préférant geler la prime des anciens clients pour ne pas les perdre. D’autres font le choix de n’augmenter que l’un ou l’autre des contrats. Ainsi, si la prime sur le contrat automobile augmente, par exemple, celle du contrat d’habitation, elle, reste inchangée. Les assureurs sont obligés de faire cette parade, car depuis la mise en place de la loi Hamon, changer d’assureur est devenu relativement facile pour le particulier.

Si les assureurs peinent à garder leurs parts du marché, pourquoi font-ils le choix d’augmenter leur tarif ? Pour une fois, la hausse est peut-être faite par nécessité et non pas par la seule volonté d’accroitre la profitabilité. En ce qui concerne l’assurance auto/moto, la hausse des primes peut s’expliquer par l’augmentation continuelle des prix des pièces détachées, qui font monter sans cesse le coût global des réparations. L’augmentation des sinistres et des indemnisations pour dommages corporels lors des accidents de la route expliquent cette hausse des primes en 2018.

En ce qui concerne les contrats d’assurances habitation, les compagnies d’assurance justifient la hausse de la prime d’assurance par le fait qu’elles doivent amortir des frais de plus en plus importants. Elles affirment qu’en cas de sinistres, les entreprises de BTP et les artisans demandent un coût de la main-d’œuvre nettement plus élevé que les années précédentes. Les assureurs doivent donc quelque part amortir leurs charges pour pouvoir offrir le même niveau de garantie à leurs assurés. Au-delà du coût de la main d’œuvre qui augmente, l’une des principales raisons qui ont poussé les assureurs à augmenter leur tarif sur les assurances habitation est la recrudescence des catastrophes naturelles enregistrées entre 2016 et 2017 : inondations en région parisienne, ouragans en outremer, etc. Les sinistres provoqués par ces catastrophes naturelles ont en effet eu un impact financier considérable pour les assureurs.

Des assurances qui seront de plus en plus digitalisées

La hausse des tarifs étant incontournable en 2018, le particulier a ainsi tout intérêt à faire jouer la concurrence pour trouver l’offre qui lui fera compenser au mieux cette hausse de tarifs. Cette tendance va servir les intérêts des assurtechs, ces start-ups spécialisés dans les assurances et qui proposent des contrats alléchants sur internet. Ces assureurs d’un nouveau genre font déjà légion en France, car elles sont réputées pour leurs tarifs, plus intéressants que ceux des assureurs classiques, et leur condition de souscription facilitées. L’assurance auto temporaire devrait donc être à l’honneur !

Pour garder leurs parts du marché, les assureurs habituels doivent impérativement penser à digitaliser davantage leurs offres d’assurance. Les comparateurs d’assurance en ligne ainsi que les différentes applications permettant, par exemple, de faire une déclaration de sinistre, doivent augmenter en 2018. Gwenaël Hervé, le Directeur Général d’Hiscox en France affirme que ces changements majeurs ne doivent pas être ignorés par les compagnies d’assurance qui doivent les intégrer dans leur stratégie de transformation.

Assurance de prêt : une possibilité de résiliation annuelle du contrat

La première nouveauté en assurance qui marque les esprits pour cette nouvelle année est la possibilité de résilier chaque année son assurance de prêt. Depuis le 1er janvier 2018, l’amendement Bourquin entre en vigueur et donne aux particuliers un droit de substitution annuel de son contrat d’assurance emprunteur. Comme les précédentes réglementations concernant l’assurance de prêt, cette nouvelle mesure vise surtout à favoriser la concurrence sur le marché qui, jusqu’alors, est dominé par les institutions bancaires. En effet, malgré la mise en place de la loi Hamon qui assouplit la procédure de résiliation d’un contrat d’assurance, les particuliers restent encore réticents quant à changer d’assureur pour leur assurance de prêt, se contentant de l’offre que propose l’institution financière avec son contrat de crédit.

Grâce à cette nouvelle réglementation, tout particulier qui a souscrit à un crédit, peu importe le type d’emprunt souscrit, peut changer d’assurance de prêt à chaque date d’anniversaire du contrat, et ce, peu importe la date à laquelle il a souscrit ce dernier. Les conditions de résiliations sont simples. Le particulier désireux de changer son contrat d’assurance emprunteur pour un autre, jugé plus avantageux, doit en informer sa banque par lettre recommandée, au moins deux mois avant la date d’anniversaire du contrat. La seule condition requise pour ce changement d’assurance temporaire est de présenter un contrat offrant des garanties au moins équivalentes à celles proposées par la banque.

Les institutions bancaires sont nombreuses à ne pas voir ce nouveau changement d’un bon œil, puisqu’il faut dire que l’assurance emprunteur est une véritable manne pour elles. La mise en place de cette loi risque de faire perdre aux institutions bancaires les quelque 600 millions d’euros que les primes d’assurances de prêt génèrent. A contrario, pour les particuliers, cette nouvelle loi est plutôt une bonne nouvelle. Selon les estimations, un changement de contrat d’assurance de prêt leur permettrait d’économiser en moyenne 6425 euros.

Vers une augmentation des tarifs des mutuelles

L’une des plus grandes nouveautés de l’année 2018 concerne les mutuelles santé et l’augmentation de leur tarif. L’inflation, toujours grandissante, et les différentes réformes instaurées dans le secteur de la santé sont les principales causes de ce bouleversement des tarifs. En quoi une réforme de la santé peut influencer le tarif des mutuelles direz-vous ? La réponse est pourtant simple. Les mutuelles sont là pour prendre en charge la part de vos frais de santé qui ne sont pas pris en charge par la Sécurité sociale. Si le secteur de la santé augmente ses tarifs ou si la Sécurité sociale ne change pas son niveau de remboursement, la charge qui imcombe aux mutuelles augmente. Elles sont donc contraintes de réviser leur tarification à la hausse pour maintenir la qualité de leur service.

Parmi les récentes réformes en vigueur susceptibles d’entrainer la hausse des tarifs des mutuelles en 2018 figure l’augmentation du forfait hospitalier de 18 euros à 20 euros par jour. Il y a aussi la revalorisation de l’honoraire des médecins généralistes du secteur 1. Cette réforme a été mise en place depuis le mois de mai 2017, mais certaines mutuelles ont attendu 2018 pour ajuster leur prime d’assurance, afin de pouvoir couvrir le montant du ticket modérateur qui augmente. À cela s’ajoute la volonté de l’Assurance Maladie de revaloriser le prix de certaines consultations.

Une revalorisation du PASS et du CSG

Comme chaque année, le plafond annuel de la sécurité sociale ou PASS est revalorisée pour la faire coïncider avec les dépenses de santé sur une année. Pour l’année 2018, ce PASS a été revalorisé à 39 732 euros contre 39 228 euros l’année dernière. Le plafond mensuel de la sécurité sociale ou PMSS, lui, est estimé à 3311 euros par mois en 2018, contre 3269 euros par mois en 2017.

Cette augmentation de la PASS entraine un changement sur les contrats d’assurance de personnes ou les placements. Le PASS et le PMSS font partie des indicateurs utilisés par les maisons d’assurance pour calculer le montant des garanties de remboursement dans les assurances de personnes. Ils permettent également de calculer les intérêts de certains placements.

Comme Emmanuel Macron l’a annoncé tout au long de sa campagne, la suppression progressive du Régime Social des Indépendants est en marche. Cela a entrainé une hausse de la contribution sociale généralisé déjà effective depuis le 1er janvier 2018. Cette augmentation a un impact inévitable sur le monde de l’assurance, puisque la hausse du CSG ne concerne plus uniquement les revenus d’activités, mais aussi les revenus du patrimoine et les revenus de placements comme ceux générés par l’assurance vie.

Une nouvelle fiscalité pour certains contrats d’assurance vie

En 2018, la France entame une importante réforme dans son système de fiscalité. Ce lot de modifications n’est pas sans conséquence sur les assurances, plus particulièrement les contrats d’assurance vie. Selon cette nouvelle modalité d’imposition, les gains de capital, c’est-à-dire les plus-values réalisées par les produits de contrat d’assurance vie perçue par la personne physique depuis le 1er janvier 2018 est soumis à un prélèvement forfaitaire unique ou PFU, encore appelé « flat tax », au taux de 12,8 %. Ce prélèvement auquel viennent s’ajouter les prélèvements sociaux de 17,2 % soumet les revenus et les gains du capital à une taxation globale de 30 %.

Heureusement, ce ne sont pas tous les contrats d’assurance vie qui sont soumis d’office à cette nouvelle modalité d’imposition. D’une manière générale, seuls les contrats d’assurance vie souscrits depuis le 1er janvier 1983 sont concernés, à condition que des versements aient été réalisés depuis le 27 septembre 2017. Par contre, les contrats souscrits avant 1983 ainsi que les contrats qui bénéficient d’un cadre fiscal spécifique comme les contrats d’assurance retraite PERP et Madelin, ne sont pas touchés par le PFU.

Pour savoir quand la nouvelle fiscalité est appliquée, il vous se fier à deux dates : celle de l’opération de rachat et celle des versements. Le PFU ne s’applique que pour les rachats intervenant à compter du 1er janvier 2018 et pour les contrats dont la date des versements commence le 27 septembre 2017. Ainsi, sur les gains issus des versements réalisés avant le 27 septembre 2017, l’ancienne fiscalité, c’est-à-dire l’imposition selon le barème progressif de l’impôt sur le revenu, ou l’option pour prélèvement forfaitaire libératoire de 35, 15 ou 7,5 % en fonction de la durée du contrat, reste valable. Par contre, pour les gains issus des versements réalisés depuis le 27 septembre 2017, le principe appliqué est celui du PFU. Il est donc tout à fait possible qu’en 2018, les deux formes de fiscalités s’appliquent en même temps sur une même opération de rachat.

Il faut également noter que le PFU de 12,8 % ne s’applique en réalité que pour les contrats d’assurance vie d’une durée supérieure ou égale à 8 ans et dont le seuil de versement est supérieur ou égal à 150 000 euros pour une personne. Il faut noter que ce seuil de 150 000 euros correspond à l’intégralité des primes versées par l’assuré, sur tous les contrats d’assurance vie et de capitalisation confondus, depuis la signature du contrat et, quelle que soit la date du versement, une fois que les fractions de primes déjà rachetées sont déduites.

Notez que la mise en place de ce PFU ne met pas fin aux avantages fiscaux dont jouissent les titulaires d’un contrat d’assurance vie de plus de huit ans. Ainsi, les abattements de l’ordre de 4600 euros pour une personne seule et 9200 euros pour un couple marié ou pacsé sont conservés. La mise en place du PFU ne rend pas caduque l’imposition au barème. Si vous jugez ce mode de calcul avantageux, vous pouvez toujours l’utiliser pour le calcul de vos impôts sur le revenu, sauf que vous devez faire une demande pour pouvoir en bénéficier.

Même si ces news ne concernent pas directement l’assurance auto temporaire, c’est toujours bon d’en être informé !

 

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2018-08-01T09:16:59+00:00Guides|